vendredi 11 mars 2016

Mardi 9 mars. Taliouine- Ouarzazate 174 kms

Mercredi 9 mars. Nous nous réveillons vers 8h. Rien ne presse, nous partons ce matin sur Ouarzazate. 174 kms à parcourir sur une route qui n'a rien à voir avec la précédente. En partant à 9h30, si tout se passe bien, nous devrions arriver pour 12h30. Après avoir règlé le camping, nous partons tranquillement sous un soleil radieux. J.J. met un cd de Frédéric François, ça change de Johnny et c'est plus reposant pour Jocelyne. Nous ne sommes pas génés par la circulation et le voyage se fait avec plaisir. Les paysages qui défilent devant nous sont tout simplement fabuleux.
En quittant Taliouine.

Nous sommes sur Mars
Des paysages différents.
Nous passons plusieurs portes de ce style, nous n'en connaissons pas la signification.
Une ville en pleine rénovation.
Au loin ce n'est pas la mer, mais des sommets enneigés.
Nous arrivons comme prévu vers 12h30. Nous trouvons le camping sans aucunes difficultés. Un homme à l'entrée assis sur une pierre nous accueille sans se lever. Il nous prie d'aller nous placer avant de venir nous inscrire à la réception. Le camping n'est pas complet, il reste de bonnes places, nous en choisissons une et nous nous y installons.
Le camping.
Jocelyne à ses occupations.
Jocelyne va au bureau faire l'inscription. Le repas à été  préparé à  l'avance,  il ne reste plus qu'à nous poser et  à déjeuner tranquillement. Les yeux en direction du pneu gauche, J.J. remarque qu'il n'est pas trop gonflé et se demande si la roue n'est pas crevée. La température est de 24°, il n'y a pas de vent, nous prenons le temps de nous reposer jusqu'à 16h30, avant de partir faire un tour à pied en centre ville à environ 2 km. Nous demandons le chemin pour aller à un magasin de souvenirs conseillé dans le guide à un monsieur marocain qui parle très bien le français. Il est assis sur les grandes marches face à la Casbah.
La casba de Ouarzazate
Il répond à notre demande. Il essaie de nous persuader  que nous ne payons pas forcément le juste prix en achetant dans les magasins où les prix sont affichés. Ce à quoi nous répondons que nous sommes au Maroc depuis presque 1mois 1/2 et que nous en avons assez de marchander. Il a beau nous dire que c'est le sport des marocains, à l'aide de nos arguments, nous ne lâchons rien. Il nous propose son n° de téléphone. Ça tombe mal (ou bien, nous ne savons pas encore), car aucun de nous a de stylo et nous sommes partis sans téléphone. Donc il nous  offre une autre solution. Nous répérons les articles que nous serions susceptibles d'acheter cet après-midi et demain en faisant son jogging il passera nous voir au camping dont il connaît très bien le patron. Ensuite il chargera ses neveux d'aller acheter les articles pour nous. Il nous raconte qu'il a le même problème que nous, car il vit depuis 42 ans en Belgique et qu'au Maroc, il est pris de suite pour un européen. C'est pourquoi, il ne peut pas venir avec nous faire les achats. Après avoir perdu pas loin d'une bonne 1/2 heure à discuter, nous reprenons notre route. A peine 200 mètres plus loin, nous nous faisons accrocher par un vieux Monsieur pour nous vendre des bijoux. Nous visitons pour les yeux mais nous sommes déterminés à ne rien lui acheter. En partant, son voisin nous interpelle pour nous montrer aussi ses marchandises. Il insiste. Nous entrons, il dit que les bijoux de son voisin c'est de la féraille, que lui c'est de l'argent, mais qu'il ne marchande pas le prix. Nous lui répondons que ça tombe bien car nous ne voulons pas acheter de bijoux. Il nous présente alors des épices, des savons. Finalement ca tombe pas si mal car Jocelyne voulait acheter des petits carrés d'ambre. Alors combien demande t-elle ? 25 dirhams le carré. Il lui en faut 3. Non trop chère dit-elle. Alors combien demande le vendeur ? "Propose, je te dirai oui ou non", 30 dirhams les 3 répond Jocelyne. Après hésitation, il nous dit "Bon, j'ai rien vendu aujourd'hui, j'accepte". Nous sommes satisfaits. Nous reprenons notre chemin jusqu'à cette fameuse boutique de souvenirs. Nous entrons, nous sommes un peu déçus de l'assortiment, il faut dire que nous ne sommes pas trop souvenirs typiques marocains, d'autant que c'est pour offrir et c'est encore plus délicat. Bref, nous remarquons qu'il y a beaucoup de boutiques dans les petites rues adjacentes. Demain nous prendrons le temps de les faire. En sortant du magasin le prix de 15 dirhams est affiché sur les petits carrés d'ambre. Finalement, nous avons bien négocié nos 3 carrés. Avec tout ça, il est 18h15,  il y a de la marche à faire pour rentrer au camping. Nous avons Hator, nous ne pouvons pas prendre le  taxi. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons acheter du pain, des oranges et des chips faites maison qui sont excellentes. Nous en reprendrons demain. Le temps de faire le repas qu'il fait déjà presque nuit. Avant de diner nous appelons nos amis Michel et Danièle pour avoir de leurs nouvelles. Tout se passe bien pour eux. Mais Astrid et Gilbert ont appris une triste nouvelle qui les touche de très près et ils sont très éprouvés. Des choses bien tristes de la vie. Michel et Danièle sont avec eux et les soutiennent du mieux qu'ils peuvent. Après diner, nous avons un message sur Skype de notre fille Nadège qui nous dit que son mari est dans l'avion pour Marrakech. Un voyage de 3 jours pour les collaborateurs offert par l'entreprise dans le cadre de leur activité pour une destination jusque là tenue secrète. Dommage, nous seront à Marrakech que samedi, le jour de son retour. Nous convenons avec Nadège d'un rendez-vous sur Skype demain après-midi pour nous voir avec les petits. Sur cette bonne nouvelle, J.J se renseigne sur le programme de ce soir à la télé et Jocelyne se met sur son blog. Après réflexion, nous déclinerons demain matin l'invitation du Monsieur rencontré cet après-midi. Nous avons de sérieux doutes sur sa sincérité. Peut-être sommes-nous trop méfiants ?...

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