mardi 29 mars 2016

Vendredi 25 mars. Biscarosse-Rétaud 196kms. Dernier jour de vacance.

Vendredi 25 mars. J.J. n'a pas dormi de la nuit. Il a lui aussi de la fièvre et ne se sent pas en état de conduire. Jocelyne se dit que nous ne sommes pas prudents et que dès les 1ers symptômes nous aurions dû rentrer directement à la maison. Il est 7 heures du matin et nous nous demandons comment nous allons faire pour rentrer chez nous le plus rapidement possible pour consulter notre médecin. Nous déjeunons et nous nous préparons tant bien que mal. Avant de quitter nos amis hier soir, nous les avions prévenu que pour éviter de perdre du temps ce matin, nous déjeunerions dans le camping-car et que nous irions leur dire au-revoir avant de partir. Il est 8h15. Nous sommes sur le départ. J.J. va un peu mieux. Il prend 2 efféralgans pour la route 1/4 d'heure avant de partir, le temps de dire au-revoir à nos amis. 8h30, nous quittons Biscarosse car nous souhaitons  passer Bordeaux sans encombre. Jocelyne scrute J.J. du coin de l'oeil. Ça va il n'a pas l'air de s'endormir contrairement à elle qui tombe toujours de sommeil à cause du Fervex. Bordeaux se passe comme une lettre à la poste. La route se passe mieux que nous l'espérions. En cours de route, Jocelyne essaie à plusieurs reprises de joindre son médecin traitant chez qui ca sonne occupé. Arrivés à la maison, elle réussie enfin à avoir la secrétaire qui lui dit qu'elle n'a pas de place avant mardi. Impossible d'attendre, Jocelyne appelle un autre médecin du village voisin qui lui propose demain à 13h30 dans les visites sans rendez-vous. Ça marche. En attendant, Jocelyne qui a une fièvre persistante et qui s'endort toujours va se coucher directement en arrivant. J.J semble avoir repris du poil de la bête. Le Fervex à l'air de lui réussir. Le médecin diagnostiquera demain une bonne bronchite pour Jocelyne et donnera un traitement de 6 jours aux antibiotiques pour nous deux. Sur ces dernières lignes, nous cessons d'alimenter notre blog jusqu'au prochain voyage. Merci à ceux qui nous ont suivi. Nous sommes heureux d'avoir pu faire ce voyage au Maroc en camping-car et d'avoir pu le partager avec vous à travers nos récits, même si, côté blog, nous faisons nos 1er pas. Nous ferons mieux la prochaine fois. Merci à nos amis Danièle et Michel ainsi qu'Astrid et Gilbert qui nous ont aidé à découvrir ce merveilleux pays. Nous sommes prêts à y retourner sans aucune crainte. Nous vous disons à l'année prochaine si tout va bien.
Jocelyne

J.Jacques

Hator.


Jeudi 24 mars. Journée à Biscarosse.

Jeudi 24 mars. Après une nuit passée à dormir par intermittence, réveillés par des quintes de toux et autres, nous nous levons à 8h30. Bernard nous attend avec des croissants. Nous déjeunons tous ensembles. Les poseurs de véranda arrivent. Après avoir signés quelques documents pour finaliser le dossier, Martine leur propose un café avant de commencer le travail. Ils viennent de Mérignac, une petite centaine de kms de Biscarosse, ils acceptent. Tout en déjeunant, nous passons un petit moment à discuter avec eux.  Le déjeuner terminé, chacun va se préparer et les poseurs de véranda se mettent au travail. Comme nous n'avons pas encore acheté les oeufs de Pâques pour les petits, Martine et Jocelyne vont faire quelques achats en grande surface. Martine fait visiter Biscarosse à Jocelyne. Avant de rentrer nous nous arrêtons à une pharmacie pour acheter du Fervex, espérant que nos rhumes régressent. Jocelyne prend un sachet en arrivant sans perdre de temps car la fièvre recommence à monter. Après déjeuner, Jocelyne tombe de sommeil. Le fervex fait son effet, mais Jocelyne refuse d'aller se reposer. Elle persiste. Elle va faire une promenade dans le bois avec Hator. De retour chez Martine et Bernard, nous continuons de regarder les photos du Maroc car hier soir, nous n'avions pas pu les regarder entièrement. Après le dîner, à 22h30 nous quittons nos amis, car J.J. ne va pas bien  et  malgré le fervex, Jocelyne est toujours fiévreuse et en plus elle tombe de sommeil. C'est décidé, demain nous partons. Nous devons voir notre médecin le plus rapidement possible. Nos amis le comprennent. Malgré notre état de santé, nous avons déjà fait un gros effort de rester une journée de plus.
Dernière soirée avec nos amis.

Mercredi 23 mars Hondarrbia - Biscarosse. 184 kms.

Mercredi 23 mars.  Nous posons le pied hors du lit, il est 8h.  Il fait 12°. De nombreuses personnes font déjà leur jogging le long du port et de la plage. Nous nous empressons de quitter Hondarribia car nous ne voulons pas nous trouver dans la circulation de St-Jean de luze et  de Biarritz. La journée s'annonce meilleure. Contrairement aux jours précédents, au fur et à mesure que nous avançons, les degrés grimpent. Il fait 16° en arrivant à Parentis en Born mais le vent est frais et malgré l'absorption de paracétamol notre état de santé se dégrade. A 12h, nous approchons de Biscarosse.
Les forêts de pins des landes.

Nous approchons de Biscarosse.
Nous commençons à chercher un petit resto pour déjeuner car notre arrivée chez nos amis est prévue qu'en début d'après-midi. Nous nous arrêtons à Parentis-en-Born, un petit village bien sympa à 10kms de Biscarosse. Nous rejoignons le centre-ville. Un petit resto à l'entrée de la rue piétonne propose des menus composés de plats faits maison, de l'entrée au dessert, à des prix très corrects. Nous ne cherchons pas plus loin. Ce qui n'est pas notre habitude, mais Jocelyne sent le bon plan. Après renseignement auprès des patrons, les plats de ce restaurant sont bien fait maison, ce qui le différencie des autres. Les patrons sont très sympathiques et dynamiques.
Parentis en Born.
Après avoir fait une bonne cure de poisson au Maroc,  nous apprécions une bonne entrecôte fondante et des bonnes frites maison.
Hum....
Un petit resto à recommander. En réglant l'addition, nous félicitons le jeunes patrons pour leurs bons plats et desserts à des tarifs très abordables puis nous allons faire une petite visite du centre ville avant de nous rendre chez nos amis Martine et Bernard à 15h30.
On y mange très bien.
Nous trouvons très facilement. Martine nous attend sur le seuil de son portail. Il y a 2 ans que nous ne nous sommes pas vus et entre la ballade avec le chien dans le bois derrière leur maison et les nombreuses choses à nous raconter, nous ne voyons pas l'après-midi passer. En fin de soirée, Jocelyne est de plus en plus fiévreuse, elle a froid et J.J. n'est guère mieux. Nous prenons le temps de téléphoner à Nadège pour la prévenir que nous sommes à Biscarosse. Après diner, nous passons la soirée tous ensemble à regarder et à commenter les photos du Maroc. Demain, Martine et Bernard se font installer une véranda et ils souhaitent nous garder 1 journée de plus. Nous hésitons car nous sommes mal en point et cela ne guérit pas. Il faudrait consulter un médecin mais comme partout c'est de plus en plus difficile d'obtenir un rendez-vous en urgence. Demain nous aviserons. Il est 23h30. C'est l'heure d'aller nous coucher.
Les amis et leur chien.

Mardi 22 mars. Palencia - Hondarrbia 339 kms.

Mardi 22 mars. Il est 9h30 lorsque nous quittons le parking de Palencia. Le ciel est toujours couvert,  il fait 8° et notre rhume ne va pas mieux. La route est monotone. Le temps est mauvais, il pleut de plus en plus et la température stagne à 7°.
Mauvais temps.
A 80 kms d'Hondarribia, nous nous arrêtons pour faire une pause déjeuner. Nous arrivons à Hondarribia à 15h45. Jocelyne n'a pas mis en favori à l'aller le point gps du parking, mais nous ne sommes pas inquiets car nous connaissons le coin. Enfin, nous pensions le connaitre. Nous prenons ce que nous croyons la route du parking, mais au fur et à mesure que nous montons, nous ne reconnaissons pas l'endroit. Nous arrivons au phare.
Phare d'Hondarribia.
Nous sommes têtus, nous essayons 2 autres routes, mais nous ne reconnaissons toujours pas le lieu et pas de parking en vue. Il n'y a plus de routes à essayer, nous décidons d'aller dormir sur le parking du port où des camping-car sont déjà installés. Nous connaissons déjà ce parking pour y avoir dormi en revenant du Portugal en 2004. A l'époque il était payant, c'était début août. Aujourd'hui, les barrières sont levées et les cabines sont désertes.  Nous entrons pour nous y installer.
Parking de la plage et du port.
Le cadre est parfait, le port d'un côté, la plage de l'autre, nous allons pouvoir aller faire courir Totor qui commence à en avoir besoin. Nous passons un grand moment sur la plage à nous amuser avec Hator, puis le vent et la fraîcheur nous refroidissent, nous rentrons car c'est pas la grande forme.
J.J. qui joue avec Hator.
Hator apporte la baballe.
Nous avons retrouvé notre opérateur téléphonique français. Nous en profitons pour appeler nos amis de Biscarosse pour les prévenir de notre arrivée demain, puis nous appelons les cousines et cousins de J.J. pour prendre de leurs nouvelles et leur donner des nôtres. Nous sommes encore bien  enrhumés. Nous dînons légèrement et nous nous installons devant les séries télévisées de Tf1 avec des antalgiques et du miel.

Lundi 21 mars. Cacères Palencia. 371 kms.

Lundi 21 mars. Les jours se suivent et se ressemblent. Le chauffage à tourné toute la nuit à 20° et malgré cela, nous ressentons l'humidité dans le camping-car. Nous sommes tout les 2 fébriles, nous prenons ce qu'il faut dans la pharmacie avant de prendre la route à 9h30 en direction de Palencia.
Temps pourri.
La température est à 8°, il pleut toujours. Là encore plus nous avançons, plus le temps est dégradé. Il fait plus que 7° à 20kms de Palencia à 14h40.
Sale temps.
Nous nous sommes déjà arrêtés déjeuner lorsque nous arrivons à Palencia à 15h15. Cette fois le GPS nous emmène directement sur le parking. Côté des camping-cars, il n'y a plus de place. Nous stationnons où nous pouvons.
Parking complet.
Nous sommes à 500 m de la ville. Pour nous détendre, malgré les  8° de dehors et notre état fébrile, nous allons visiter la ville.
Rue du centre ville.
Cette ville est comme nous les aimons à y flâner, avec des rues piétonnes et beaucoup de boutiques. Le coeur de la ville est superbe est d'une propreté exemplaire. Nous nous promenons sous les arcades car il pleut.
Arcades de la rue piétonne.
La majorité des magasins sont fermés. Nous marchons dans les petites rues puis nous allons visiter la cathédrale San Antolin.
Cathédrale San-Antolin.
Jolies sculptures près de la cathédrale.
Une autre partie de la cathédrale.
C'est une cathédrale de style gothique, sa construction à durée du 14ème siècle au 16ème. C'est une des plus grandes d'Espagne. Nous n'avons pas fait de visite guidée, néanmoins, nous sommes entrés à l'intérieur qui est d'une grande beauté.  Le temps s'est amélioré, nous reprenons les rues du centre qui s'est animé depuis notre passage, les boutiques sont toutes ouvertes. Nous avons simplement oublié ques les magasins espagnols ouvraient dans la soirée.
Façade d'une rue piétonne.
Après 2h30 de ballade, il est l'heure d'aller nous mettre au chaud. Nous avons un mail de nos amis de Biscarosse qui seront ravis de passer la soirée de mercredi avec nous. Pour calmer notre gros rhume nous nous servons un petit apéro avec le reste de la bouteille de crémant  d'hier soir. Demain dernière étape en Espagne.
A votre santé !...

Dimanche 20 mars. Algéciras- Cacéres 461 kms.

Nous nous réveillons à 8h sous une pluie battante. Le soleil est tombé en morceaux. Nous nous préparons à lever le camp à 9h30. L'air est rafraîchit par la pluie, Il fait 14°, il faut remettre les bottes et les impers. La pluie a cessé de tomber. Nous prenons la route sous un ciel encore bien chargé. Les décors changent du Maroc, les parcelles de terres sont bien vertes, elles ne manquent pas d'eau.
Parcelles de terre bien vertes.
Nous croisons des camping-cars, d'autres nous précèdent et nous suivent. L'avantage de rouler le dimanche est l'absence de camions sur l'autoroute. Nous faisons une pause déjeuner puis nous reprenons la route.  A une petite centaine de kms de Mérida la température descend à 9°. Le ciel nous tombe sur la tête, il pleut à grosses gouttes, limite de la grêle et le vent s'en mêle. J.J. s'enrhume et ne cesse d'éternuer. Il va falloir faire appel à la pharmacie.
Sale temps.
Champs de panneaux solaires.
Nous approchons de Cacères. Le GPS nous emmène direct sur le parking de l'hôpital. Ce lieu n'a rien à voir avec le parking à camping-car entré en favoris sur le GPS  à l'aller. Nous repartons en essayant de nous repérer. Ce n'est pas facile car nous arrivons dans la ville en sens inverse. Nous n'insistons pas, nous préférons demander notre chemin.  Nous sommes en double file arrêtés au feu lorsque le couple en voiture à notre hauteur s'aperçoit que nous sommes perdus et sans attendre notre réponse nous explique la route en nous parlant espagnol puis par des gestes. Nous avons compris, mais au feu vert la voiture nous passe devant et le couple nous fait signe de le suivre. Nous ne pouvons nous empêcher de penser à l'homme à la moto de Marrakech. Nous roulons quelques centaines de mètres puis nous reconnaissons l'avenue où nous avions dormi à l'aller avec nos amis Danièle et Michel car c'était la fête ce week-end-là et nous n'avions pas pu accéder au parking. Nous reconnaissons immédiatement l'entrée bien spécifique de ce parking. Le couple devant, nous fait signe en nous montrant l'entrée sur la gauche. Nous les remercions d'un geste de la main. Bien sympa ce couple. A peine fait quelques mètres, nous comprenons vite que le parking est saturé et que nous n'aurons pas de place. Il y a quelques voitures de stationnées qui vont sûrement partir mais il y a beaucoup de monde en attente. En attendant,  nous vidangeons et nous faisons le plein d'eau du camping-car. Les camping-car arrivent de plus en plus. Nous partons avec l'idée d'aller dormir comme à l'aller soit sur le bord de la route ou sur un parking plus bas. Le rond-point du parking à peine amorcé, nous apercevons dans un angle entre 2 camping-cars une place sur le parking de gauche. Nous nous avançons. Elle est libre, nous nous y installons. Les voisins nous disent qu'une voiture vient juste de quitter l'emplacement.  Nous avons de la chance. A peine installés, nous allons faire une petit tour dans la ville historique que nous avions déjà visitée à l'aller avec nos amis.
Petite rue du quartier historique.
Malgré les festivités religieuses qui sont données sûrement à l'occasion de la semaine Sainte, nous ne nous attardons pas car il fait 9° et nous sommes tout les 2 bien enrhumés.
Fête religieuse à Cacères.
Jocelyne se rappelle que jeudi nous passons pas loin de Biscarosse et que ce serait bien d'en profiter pour aller faire un petit coucou à nos amis Martine et Bernard qui nous reprochent souvent de n'êtres jamais passés chez eux . J.J est toujours partant, Jocelyne envoi un mail à Martine pour lui faire cette proposition. Avec tout ca,  la soirée est bien avancée, à l'occasion de notre anniversaire de mariage (40 ans) nous nous servons un apéro avant de nous mettre à table et de terminer la soirée à regarder le film du dimanche soir sur Tf1.

samedi 19 mars 2016

Samedi 19 mars. Algéciras

Parking où nous sommes  stationnés
Nous nous réveillons sous une pluie battante. J.J. est satisfait. La pluie va nettoyer le camping-car. Jocelyne l'est moins, elle se met la tête sous la couette, on verra plus tard. J.J.  se lève le 1er pour préparer le déjeuner. Il est 8h30,  c'est l'heure de se lever. nous devons aller au supermarché "Mercadona" situé dans la zone commerciale acheter 5kg de grosses seiches fraîches, toutes nettoyées à 6.95€ le kg commandées hier soir en arrivant sur le parking. Pour nous c'est journée détente. Jocelyne se met à congeler les seiches et faire la cuisine et J.J. doit monter sur le toit du camping-car pour remettre la tête de la parabole dans le sens initial pour capter les chaines traditionnelles qu'il ne pouvait plus recevoir à partir d'El-Jadida. Un technicien marocain avait dû intervenir pour changer la parabole de satellite en tournant la tête, ce qui nous avait permis de capter Astra et d'obtenir quelques chaines françaises toute la durée de notre séjour. Seulement J.J. n'a pas d'échelle et il se demande bien comment il va procéder. A force de l'entendre gémir, Jocelyne à une idée simple. Elle consiste à abaisser le lit pavillon et a passer par le lanterneau en montant sur le lit. Ce qu'il fait immédiatement. Après le réglage des chaînes télé,  il est l'heure de se mettre à table. Le ciel est bien dégagé et il fait un beau soleil. L'après-midi se passe calmement à écrire le blog pour Jocelyne et à discuter avec les voisins et finaliser les réglages télé pour J.J. . En fin de soirée, nous allons faire un petit tour à Carrefour puis nous rentrons. Demain nous prenons la route pour Cacères. Jocelyne va être coupée d'internet jusqu'en France, c'est à dire jeudi. Le blog va donc s'arrêter momentanément.
Une autre petite photo.

Vendredi 18 mars. M'Diq- Ceuta 26 kms

Vendredi 18 mars. Le vendredi est le jour où de nombreux magasins sont fermés au Maroc. Nous pensons trouver moins de circulation  pour passer la frontière marocaine. Nous avons mis le réveil à sonner à 7h  pour  être  à la frontière de bonne heure. Nous quittons M'Dicq à 8h30, nous arrivons à  la frontière à 9h15.
Très joli paysage entre M'Diq et la frontière.

Les gros nids de cigognes.
Ce sont des gros nids de cigognes, c'est beau à voir.
Il n'y a pas énormément de circulation mais les files sont bloquées à la frontière marocaine. Nous en ignorons la raison. En fait, nous nous apercevons que le blocage ne vient pas de la frontière marocaine mais de la frontière espagnole. Après une bonne heure et demi d'attente ponctuée de coups de klaxons, nous arrivons péniblement à la frontière espagnole. Le passage est très étroit pour manoeuvrer. Jocelyne descend du camping-car et dégage sous les yeux du douanier qui a tout de même daigné l'aider, les grosses chicanes en plastique qui frottaient contre le camping-car et la herse qui passait pas loin des pneus. Sur l'ordre d'un douanier espagnol, nous prenons la file de gauche pour être contrôlés, mais là, c'est l'hapotéose. Le dénivèlement du sol est si important, que l'arrière du camping-car touche le sol ce qui a sectionné le faisceau électrique du porte moto. Le douanier en a rien à faire.
Frontière Marocaine.
Il feint de ne pas comprendre le français mais prend bien son temps pour décortiquer les papiers du chien. Nous apprennons plus-tard que plusieurs camping-cars ont frotté et que le blocage était dû a un camping-car qui a abîmé en passant les 2 côtés de son camping-car. Nous arrivons enfin à Ceuta à 11h. Nous allons faire le plein de carburant puis quelques achats avant de prendre le bateau. Il est 12h30, nous nous mettons dans la file d'attente pour embarquer sur le bateau et nous en profitons pour déjeuner.
En file d'attente du bateau.
Nous avançons par étapes pour arriver à l'embarquement. Les employés de la Cie Baléaria font embarquer uniquement les voitures. Les camping-cars restent en attente sans explication. Il est plus de 15h30 et nous attendons toujours comme des moutons ce qui commence à nous horripiler. J.J. qui n'en peut plus va aux nouvelles, mais toujours le même scénario, ils font semblant de ne rien comprendre. Le temps passe et J.J. est furieux de voir passer que des voitures espagnoles. D'autres camping-caristes également s'impatientent. La coupe déborde lorsque les marins laissent passer un camping-car espagnol. J.J. monte une rébellion avec d'autres camping-caristes contre les employés de la Cie qui se moquent de nous. Ils feignent toujours  de ne pas comprendre le français, les réflexions fusent côté camping-caristes et  à force de tempêter, ils finissent par en laisser passer 6, dont nous. Nous prenons le bateau, il est 16h45.
Nous approchons du ventre du bateau.
Finalement, c'était peut-être pas une si bonne idée que ça de passer un vendredi. Côté marocain, nous précisons qu' il n'y a eu aucun soucis ce n'est pas le cas du côté espagnol, aussi bien à la douane que pour le passage du bateau. La prochaine fois, nous passerons un lundi, nous aurons peut-être plus de chance.
Nous nous éloignant lentement du port avec pleins de bons souvenirs.
Au revoir Maroc. Peut-être à l'année prochaine.
Nous arrivons à Algéciras. Le GPS nous guide bien jusqu'au parking où nous allons passer la nuit et nous remettre de cette journée un peu fatiguante nerveusement. Jocelyne se connecte à internet en wifi avec un grand magasin de la zone commerciale pour mettre le blog à jour jusqu'à la fermeture du magasin. Demain repos, nous passerons la journée à nous ressourcer avant de reprendre la route dimanche matin pour Cacéres en Espagne. Notre tête est remplie de très bons souvenirs. C'est avec nostalgie et un pincement au coeur  qui nous laissons nos amis au Maroc. Pour Michel et Danièle nous allons nous  revoir bientôt. Pour Gilbert et Astrid, nous nous sommes promis de nous appeler lorsqu'ils seront de retour.

Jeudi 17 mars. Journée à Martil.

Jeudi 17 mars. Le ciel et la mer sont d'un bleu profond et le soleil est resplendissant. Après avoir fait un peu de ménage, comme prévu, nous allons passer la journée à Martil.
Nous quittons le parking de Cabo-Négro.
Nous nous stationnons dans une rue à sens unique le long d'un trottoir. Nous répérons la mosquée, le souk ne doit pas être très loin.
La mosquée de Martil.
Le souk de Martil.
Jocelyne souhaite acheter des pâtisseries marocaines avant de quitter le Maroc. Nous ne nous sommes pas trompés, le souk est bien là. Il est achalandé de toutes sortes de fruits et légumes et de nombreuses variétés de poissons à des prix plus que raisonnables. Nous nous sentons bien seuls. Nous sommes les seuls étrangers. Nous faisons nos achats de produits frais sans oublier de passer chez le marchand de crêpes. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons à un snack acheter de quoi nous restaurer pour midi et à une pâtisserie pour acheter des gâteaux marocains. Après le déjeuner suivi d'un petit repos, nous allons visiter le coeur de la ville et ses faubourgs avant de reprendre la route vers 17h30 pour une nouvelle étape  de nuit.
Front de mer de Martil.
Une autre vue de la plage.
Le front de mer de Martil.
Une rue de quartier de Martil.
Nous choisissons M'Diq pour passer notre dernière nuit au Maroc et nous rapprocher de la frontière. M'Diq est apparemment une jolie station balnéaire. Nous avons juste le temps de trouver une pâtisserie pour acheter des cornes de gazelles qui manquaient à l'assortiment de gâteaux achetés à Martil puis de nous promener sur ce joli front de mer.
Restaurant sur pilotis à M'Diq.

Promenade du Front de mer de M'Diq.

La corniche de M'Diq.
Nous n'avons pas le temps de visiter la ville. Dommage, ce sera pour une autre fois. Nous stationnons pour la nuit sur un parking gardé situé sur la corniche en plein centre ville pour 20 Dirhams. Avant de diner, nous prenons le temps d'appeler Danièle et Michel pour avoir de leurs nouvelles et leur donner des nôtres. Nous nous apprêtons à appeler Astrid et Gilbert mais Astrid "la maline" nous devance. Nous commentons chacun notre voyage. Jean-Jacques raconte ses péripéties à Marrakech. Tout cela se termine sur une bonne rigolade de parts et d'autres. C'est notre dernière soirée au Maroc. Tout à une fin. Demain nous prendrons le bateau pour Algéciras.